mercredi 7 octobre 2009

Show must begin


Michaël Jackson est un farceur. Claquer comme ça, à la surprise générale, sans même avoir pris la peine de prévenir la presse spécialisée (en mort, pas en musique), c'est drôle quand même. Mais voilà, depuis cette funeste et brutale nouvelle, nos oreilles bourdonnent et nos yeux s'injectent de sang à mesure que, rivé(e)s à nos écrans, nous absorbons les mésaventures de la plus célèbre carcasse pop de tous les temps. Ce qui est moins drôle. Y sont fous ces yankees ! serait-on presque tenté d'ajouter, plagiant un de nos irréductibles ancêtres pour flatter le caractère national. C'est pas chez nous que ça arriverait hein, tout ce barouf pour un saltimbanque non mais faut pas déconner etc... Parlote de comptoir oui ! Car au fond de nous le doute s'installe, puis l'angoisse... et cette question qui nous taraude : Et si Johnny venait à casser sa pipe, lui aussi... Je te dis pas les embouteillages sur le périph' !

Bon, il s'agit pas de lui porter la poisse hein – au passage, une mort prématurée de M. Hallyday ne manquerait pas d'entrainer la mort non moins prématurée et non moins regrettable de ce blog... mais passons – Non, c'est juste histoire d'anticiper... l'instant fatidique (tient on dirait le nom d'un album de Dick Revers ça). D'ailleurs Johnny l'a dit lui même : « Dans tes mains je meurs chaque soir » (Gabrielle, en 1976). Eh bien ici, en quelque sorte, il va mourir chaque jour (ou au moins chaque semaine), jusqu'à sa vraie mort cela va de soi, car alors, dans le tintamarre généralisé, nous laisserons sa dépouille à qui de droit. Mais en attendant...

… Oui, en attendant que la Suisse, euh non, la France, n'organise des funérailles nationales devant un parterre de rockeurs grabataires, d'élus de droite, de femmes, d'ex-femmes, d'ex-maîtresses (sacré Johnny), d'avocats spécialisés en divorce, de vestes en cuir, de chaussettes noires, d'avocats spécialisés en droit fiscal, avant que des fans hystériques n'inondent le web d'épitaphes dignes des plus grands tubes yéyés, et avant que les hagiographes du rock n' roll et autres bardes druckeriens ne viennent claironner sous nos fenêtres... eh bien, profitons de l'espace libre et faisons les choses bien. La mort d'un mammouth de la chanson française n'est pas une mince affaire, elle mérite bien qu'on s'y prenne un peu à l'avance et qu'on y mette des paillettes. Alors rangeons les drapeaux, mais sortons les bougies, les telecasters, et pleurons joyeusement : JOHNNY EST (PRESQUE) MORT !

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire